My Pinocchio
Thursday, April 21, 2011 at 10:42AM First German, then Norwegian and now French! The VE blog is really starting to reflect the international community that is the face of VE. Clementine, a volunteer from the January class of 2011, blogged about her entire experience of Festival de Arte, from its initial planning to its successful execution! Find the English translation here.
Clementine Bouchereau
Marseilles, France
Le rideau se referme, les lumières s’éteignent et la salle s’assourdit d’applaudissements. Les sourires dessinés sur le visage des enfants, ne s’effaceront certainement pas d’aussitôt et réapparaitront sans doute lors du prochain « Festival de Arte » qui aura lieu en Aout. Et si on rembobinait pour en savoir plus sur le déroulement du Festival de Arte qui s’est finit fin Mars?
Moi, c’est Clémentine ou « rubia » pour les chiliens, 24 ans, française où plutôt marseillaise, stagiaire dans les bureaux de VE Global depuis Janvier. J’apprends les ficelles du métier humanitaire dans cette ONG internationale qui me donne les marionnettes en mains avec plus de confiance que je n’en ai moi-même. Mon Pinocchio à moi, c’est le comité des programmes éducatifs. Dans cette équipe, on se concentre essentiellement sur les quatre programmes que l’on façonne avant de les appliquer avec les enfants dans les institutions où l’on travaille (centres communautaires, orphelinats, foyers…). Le Festival de Arte consiste à encourager les enfants à aller au devant de la scène, en les faisant participer à diverses activités d’art plastiques, de danse, de chant, de poésie…
Pour mener au mieux leurs activités, les volontaires sont armés d’idées et de matériels, ils leur est également demandé d’organiser une sortie pédagogique et enfin pour les guider, un thème leur a été imposé : CHILESTOSO. Le thème contient un jeu de mots, entre le nom du pays et « Chistoso » qui, au Chili, signifie « rigolo ». Dans l’institution où je passe trois jours par semaine à faire des activités avec 30 filles âgées de 4 à 19 ans, on a reproduit des sculptures à partir de modèles de plats d’offrandes incas en utilisant de l’argile. Ce fut l’opportunité de discuter avec les enfants des thèmes historiques et de se salir les mains (entre autres). Ensuite nous avons réalisées divers dessins, représentant les différents paysages chiliens, en utilisant des pastels grasses. Les plus petites ont crée un collage autour de l’art de Violeta Parra, chanteuse et poète folklorique chilienne. Certaines ont manifesté leur intérêt pour la poésie, ce qui nous a permit de parler de Pablo Neruda et de Gabriela Mistral, les deux personnages chiliens ayant chacun reçu un prix Nobel. D’autres ont préféré chanter et danser sur un air de « meringué ». J’ai dégoté des entrées gratuites au musée culturel la Moneda, où j’ai pu emmener les six filles les plus intéressées. Elles ont pu bénéficier d’une visite guidée haute en commentaires et en expériences ludiques.
Le reste du temps, hors de l’institution et dans les bureaux de VE Global, je travaillais avec Katrien et Faith pour aider les autres volontaires à mettre au point leurs projets et de préparer le Festival de Arte. Pendant un mois, on envoyait fréquemment du courrier électronique ou « art newsletter » aux volontaires, avec l’actualité des expositions culturelles gratuites ou des offres promotionnelles, avec diverses idées et projets réalisés auparavant. En se basant sur les précédents Festivals , on a organisé l’évènement dans une des institutions qui possède une vraie salle de spectacle. On a attribué à chaque volontaire des responsabilités bien précises telles que préparer un goûter pour une centaine d’enfants, d’aller les chercher et de les ramener, s’occuper de la musique etc…
Le rideau s’ouvre, les lumières s’allument et les pas des enfants se mettent à suivre le rythme de la « cueca », danse chilienne traditionnelle. Le show dure une heure ; les enfants performent en s’amusant, les problèmes techniques se répètent sans trop se remarquer, les volontaires sourient et sont fières de présenter leurs groupes. Enfin, le jury donne son verdict et les enfants sont récompensés pour la meilleure sculpture, la meilleure peinture ou la meilleure danse présentée lors de ce Festival de Arte. Le spectacle terminé, je sors de mon corps d’organisatrice et je rembobine cet après-midi, ce mois, et visionne les créations des enfants, leur motivation, leur fierté et leur joie, puis je me remets à ranger la salle, en mangeant des restes de brownie.
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The curtains shut, the lights switch off and the room fills with applause. The smiles drawn on the children’s face won’t disappear soon and will soon at the next “Festival de Arte” which will take place in August. And what if we rewound to learn more about the setting of the last Festival de Arte in March?
Me, it’s Clementine or rubia for Chileans, 24 years old, from France or rather from Marseilles, intern in the VE Global office since January. I learn the ropes of humanitarian work in this international NGO that hands me puppets with more trust than I even have. My own Pinocchio is the committee of educational programs. In this team, we essentially focus on the four educational programs we mold before using them with the kids in the institutions where we work (community centers, orphanages, etc.). The Festival de Arte consists of encouraging the kids to take center stage, in making them partake in diverse workshops, in arts, dancing, singing, poetry…
To better lead their workshops, volunteers were given ideas and material, they were asked to organize a field trip and eventually, to guide them, a theme was elected: CHILESTOSO. The theme is a pun, a play with the name of the country and chistoso which means “funny” in Spanish. In the institution where I work three days a week, running workshops with 30 girls ranging from 4 to 19 years old, we reproduced sculptures from models of Inca offering plates, using clay. It was the opportunity to discuss historical themes with children and to dirty our hands (among other things). Then we drew different Chilean landscapes, using pastels. The smallest girls made a collage about the art of Violeta Parra, a Chilean folklorist, singer and poet. Some showed interest in poetry which was the occasion to talk about the two Chilean poets that received Nobel Prizes: Pablo Neruda and Gabriela Mistral. Others would rather sing and dance to a merengue rhythm. I dug up free entrances to the Moneda cultural museum where I could take six girls that were the most interested by the field trip. They could make the most of a guided tour with its playful activities and comments.
The rest of the time, outside the institution and inside the VE Global office, I worked with Katrien and Faith to help out the other volunteers with their art projects and to organize the Festival de Arte. For a month, we kept sending emails or “art newsletters” to volunteers, including the most recent cultural exhibitions with free entrances or promotional offers, diverse ideas and projects previously realized. Working with records of the last Festivales, we organized the event in one of the institutions which has a real theater. We gave each volunteer a different duty such as preparing snacks for around 100 kids, picking them up and bringing them back, working on the sound system and so on.
The curtains open, the lights switch on and the children’s steps start to follow the rhythm of the “cueca,” Chile’s traditional dance. The show lasts an hour; the children perform, have fun, technical issues happen without being too obvious; volunteers smile when they proudly introduce their groups. Finally, the jury announces the winners and the kids are being rewarded for the best drawing, the best sculpture and the best dance presented at the Festival de Arte. At the end of the show, I get out of my organizer’s body and rewind the afternoon, the month and look at the children’s creations, their motivation, their pride and their joy. Then I go back to clean the room, eating the leftovers of a brownie.





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